Le cadre réglementaire entourant la solarisation des parkings extérieurs évolue rapidement. Avec la publication de nouveaux décrets et arrêtés, les modalités d'application de l’article 40 de la loi APER se précisent, impactant directement les gestionnaires et exploitants de parcs de stationnement de plus de 1 500 m².
En parallèle, d’autres évolutions réglementaires viennent transformer le paysage du photovoltaïque en France, notamment sur l’autoconsommation collective étendue et les tarifs d’achat des projets solaires sur bâtiments, hangars et ombrières.
Quelles sont les nouvelles obligations à connaître ? Quels ajustements ont été apportés concernant les exemptions, les sanctions ou encore les critères d’ensoleillement ? Comment ces changements impactent-ils le développement des projets solaires ? Cet article fait le point sur les derniers textes en vigueur et vous aide à anticiper les prochaines étapes.
Le cadre réglementaire concernant l'obligation de solarisation des parcs de stationnement continue de s'affiner avec la publication récente de plusieurs décrets et arrêtés. Ces textes viennent préciser les modalités d'application de l'article 40 de la loi APER, qui impose l'installation d'ombrières photovoltaïques sur les parkings extérieurs de plus de 1 500 m². Voici les principales évolutions à retenir.
Le décret n° 2024-1023 du 13 novembre 2024 définit les modalités d'application de l'article 40 de la loi APER. Il apporte plusieurs précisions essentielles :
L'ensemble de ces textes apporte une plus grande précision aux obligations de solarisation des parkings extérieurs. Si vous exploitez ou gérez un parc de stationnement extérieur de plus de 1 500 m², il est essentiel d'anticiper les démarches nécessaires.
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L’arrêté du 21 février 2025 apporte plusieurs évolutions majeures :
Les projets répondant à ces critères pourront voir leur seuil de puissance relevé à 10 MW et ils pourront également obtenir une dérogation au critère de distance de 2km.
Cette évolution favorise les collectivités et acteurs publics, mais reste assez limitante pour les acteurs privés.
Pour rappel, l’arrêté tarifaire (dit “S21”) encadre l’obligation d’achat pour le segment des projets solaires sur bâtiments, hangars et ombrières d’une puissance inférieure à 500 kWc.
Depuis décembre 2024, le gouvernement a engagé une consultation avec la filière afin de repenser ce dispositif de soutien, dans l’optique de réduire la dépense publique.
Initialement attendue pour le 1er février 2025, la publication des nouveaux tarifs a été reportée à la demande du gouvernement.
Un projet d’arrêté tarifaire a finalement été examiné en CSE en mars 2025, accompagné d’un avis rendu public par la CRE. Les échanges entre la filière et les pouvoirs publics se poursuivent, tant les évolutions envisagées suscitent des inquiétudes.
La remise en question brutale du cadre actuel menace en effet un segment clé du développement photovoltaïque, pourtant essentiel à la transition énergétique.